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The Surface Interval · Données probantes

Pourquoi la présence contribue à la sécurité

Ce que disent les données sur la pleine conscience et la plongée

Luis Miguel Gallardo · Mindful Diving Institute · 2ᵉ édition, 8 novembre 2026

Couverture du dossier de données probantes « Pourquoi la présence contribue à la sécurité », avec le logo de Mindful Diving

Cet article est né dans une salle de cours à Cabo de Palos. À la fin de la première journée du cours "Diving into Presence" à Planeta Azul, le retour d’Amelia était clair : les professionnels de la plongée veulent des données. Et ils veulent pouvoir les vérifier. Le soir même, nous avons réuni les résultats dans un dossier. Le lendemain matin, nous nous sommes posé la question que tout professionnel poserait : n’y a-t-il rien de plus récent ? Nous avons repris toutes les analyses d’accidents publiées jusqu’en 2026, ainsi que les recherches les plus récentes. Voici la deuxième édition, avec 35 sources accessibles par lien.

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D’abord, ce que nous n’affirmons pas

Aucun essai de grande ampleur ne montre encore que la pleine conscience réduit les accidents de plongée. Nous le disons d’emblée parce que c’est vrai. Et parce que tout professionnel de la plongée posera la question.

Il existe en revanche deux ensembles solides de données : des analyses détaillées des mécanismes d’accident, dans plusieurs pays et jusqu’en 2025 ; et des recherches récentes, de grande ampleur, sur les effets de l’entraînement à la pleine conscience sur l’attention, l’anxiété et la réponse au stress. Cet article les rapproche. Il précise, à chaque étape, où s’arrêtent les données et où commence notre interprétation.

Ce qui se dérègle sous l’eau

Un accident mortel est un enchaînement

Denoble et ses collègues de Divers Alert Network (DAN) ont analysé 947 décès en plongée loisir avec scaphandre à circuit ouvert, survenus entre 1992 et 2003 [1]. Ils ont reconstitué chaque cas en quatre étapes :

  • Événement déclencheur, ce qui amorce le problème : manque de gaz (41 %), piégeage (20 %), problème d’équipement (15 %).
  • Agent incapacitant, ce qui rend la situation dangereuse : remontée d’urgence (55 %), manque de gaz (27 %), problème de flottabilité (13 %).
  • Lésion incapacitante : asphyxie (33 %), embolie gazeuse artérielle (29 %), événement cardiaque (26 %).
  • Cause du décès : noyade (70 %), embolie gazeuse artérielle (14 %), événement cardiaque (13 %).

Les données sont anciennes. Mais cette analyse étape par étape reste la plus vaste publiée. Son modèle d’enchaînement est repris par toutes les études ultérieures.

L’enchaînement d’un accident mortel : événement déclencheur, agent incapacitant, lésion et cause du décès

Ce qui a changé depuis

Les analyses les plus récentes utilisent le même modèle, avec des données allant de 2001 à 2025 :

  • Australie, 2001–2013 (126 décès) [2] : les déclencheurs les plus fréquents étaient l’environnement (54 %), l’effort (18 %) et le gaz (12 %). L’agent incapacitant était d’ordre médical dans 38 % des cas, lié à la remontée dans 17 % et à la flottabilité dans 14 %. La cause du décès était la noyade dans 51 % des cas, une cause cardiaque dans 18 % et une embolie gazeuse dans 11 %.
  • Nouvelle-Zélande, 2007–2016 (48 décès) [3] : 77 % des personnes décédées présentaient des facteurs de risque médicaux préexistants. Des embolies sont survenues après des remontées en panne d’air.
  • Australie, 2014–2018 (42 décès) [4] : la cause principale est devenue médicale, surtout cardiaque. L’âge moyen est passé à 49,7 ans, soit six ans de plus que durant la période précédente. 54 % des personnes décédées étaient obèses.
  • Gérone, Espagne, 2009–2018 (25 décès) [5] : les déclencheurs comprenaient l’effort, la panique et la flottabilité ; les agents incapacitants, la remontée rapide, un événement cardiaque et la panique. Les causes du décès étaient d’abord la noyade, puis l’embolie gazeuse.
  • Royaume-Uni, 2025 [6] : neuf décès, avec un âge moyen de 55 ans. Dans plus de la moitié des cas, les informations étaient insuffisantes pour établir la cause.
Ce qui a changé : les analyses les plus récentes

Lecture MDI: le profil évolue : un âge plus élevé, davantage de causes cardiaques. La remontée et le gaz restent dans la chaîne. Mais l’état du plongeur avant l’immersion compte aussi désormais.

La remontée, toujours au centre

Dans l’étude portant sur 1992–2003, 96 % des embolies gazeuses artérielles impliquaient une remontée d’urgence [1]. Aucune étude ultérieure n’a retrouvé ce chiffre exact, et nous le précisons. Mais les données publiées en 2024 vont dans le même sens : parmi 288 accidents pris en charge par la Marine royale néerlandaise entre 1966 et 2023, la remontée était l’agent incapacitant le plus fréquent (52 %). Il s’agissait surtout de remontées trop rapides. L’embolie était la lésion la plus meurtrière [7].

96 % des embolies gazeuses artérielles impliquaient une remontée d’urgence

Lecture MDI: ce qui transforme un problème en lésion est souvent la réaction. Entre le stimulus et la réponse, il existe un espace. Cet espace peut se travailler.

Savoir ne suffit pas

Shreeves et ses collègues ont examiné 122 décès de plongeurs survenus hors formation en Amérique du Nord et dans les Caraïbes [8]. 45 % impliquaient au moins un manquement aux règles de sécurité en plongée. Cette proportion atteignait 75 % parmi les décès sans cause médicale, contre 23 % parmi les décès de cause médicale.

Lecture MDI: les règles s’apprennent en formation. Elles s’appliquent, ou non, dans l’instant. La présence relie ce que l’on sait à ce que l’on fait sous l’eau.

Le nouvel enjeu : cœur, âge et condition physique

C’est l’évolution la plus nette des données récentes. Au moins un décès en plongée sur quatre est lié au cœur. Les maladies cardiovasculaires semblent devenir plus fréquentes chez les plongeurs [9]. En Nouvelle-Zélande, 77 % des personnes décédées présentaient des facteurs de risque médicaux préexistants [3] ; en Australie, 54 % étaient obèses et chaque décès cardiaque identifié impliquait une pathologie préexistante [4].

Le nouvel enjeu : cœur, âge et condition physique

Il s’agit d’aptitude médicale, pas de pleine conscience. Mindful Diving™ ne s’y substitue pas. Lecture MDI: la présence apporte un regard honnête sur son propre état avant la mise à l’eau. Le bilan de disponibilité (vert · orange · rouge) permet de dire simplement : « aujourd’hui, c’est orange ». Reporter est aussi une option valable.

La panique est fréquente et peut être anticipée

Dans la plus grande enquête publiée sur la panique, menée auprès de 12 087 plongeurs, 24 % des hommes et 37 % des femmes avaient ressenti de la panique en plongée. Lors du premier épisode, 15 % avaient effectué une remontée rapide ou incontrôlée [10]. Il s’agit d’une enquête rétrospective à participation volontaire. Mais nous n’en avons trouvé aucune de cette taille plus récente.

La mesure de l’anxiété-trait avant la formation a correctement prédit le comportement de panique chez 35 élèves débutants sur 42 [11]. William P. Morgan, référence historique du domaine, précisait que la relaxation, la méditation, l’hypnose et l’imagerie mentale n’avaient pas encore produit de résultats convergents chez les plongeurs anxieux. Il appelait à une recherche systématique [12]. La panique figure toujours dans les rapports : celui du Royaume-Uni pour 2025 décrit encore des plongeurs qui « ont commencé à paniquer et se sont dirigés vers la surface » [6].

La panique : fréquente, dangereuse et prévisible

Sous stress, l’attention se rétrécit

Dans l’expérience classique de Weltman et Egstrom, des plongeurs débutants devaient détecter une lumière périphérique tout en accomplissant une tâche centrale [13]. En surface, cette tâche n’interférait pas avec la détection. Sous l’eau, un sous-groupe répondait beaucoup plus lentement à la lumière périphérique. Une étude de 2020, menée à 5 mètres, actualise ce constat : les plongeurs présentant une anxiété-trait élevée étaient plus lents sous l’eau à un test d’attention (72,5 contre 64,4 secondes) et au vidage de masque (10,8 contre 7,1 secondes) [14]. Sous l’eau, cette périphérie, c’est votre binôme, votre manomètre et votre environnement.

Respirer en continu : une question de physique

DAN rappelle aux plongeurs qu’une remontée en retenant sa respiration de seulement 5 pieds (environ 1,5 m), à faible profondeur, peut suffire à provoquer une embolie gazeuse artérielle. Sa conclusion : respirez en continu, surtout à faible profondeur [15]. C’est pourquoi, dans Mindful Diving™, la respiration est toujours habituelle et continue : aucune rétention du souffle, aucune respiration cadencée, aucune expiration prolongée. TRES désigne trois respirations normales, simplement observées, une fois la flottabilité neutre et la stabilité acquises. Rien n’est ajouté pendant la descente, la remontée ou les phases où la tâche est critique.

Ce que la pleine conscience entraîne

Une définition opérationnelle

La pleine conscience ne consiste pas à se détendre ni à faire le vide. Dans la définition opérationnelle de Bishop et de ses collègues, elle consiste à autoréguler l’attention pour la maintenir sur l’expérience immédiate, avec une attitude de curiosité, d’ouverture et d’acceptation [16]. Hölzel et ses collègues décrivent quatre mécanismes : la régulation de l’attention, la conscience corporelle, la régulation des émotions et un changement de perspective sur soi [17]. Sous l’eau — c’est notre transposition, pas la leur — cela signifie garder à l’esprit le plan et son binôme, remarquer plus tôt une tension ou le froid, sentir l’alarme sans obéir à la première impulsion.

Anxiété et stress : les données les plus solides

  • Aussi efficace qu’un médicament de première intention. Dans un essai randomisé publié dans JAMA Psychiatry, 276 adultes présentant des troubles anxieux ont suivi huit semaines de MBSR ou reçu de l’escitalopram. MBSR s’est révélé non inférieur au médicament. Les événements indésirables étaient bien moins fréquents : 15 % contre 79 % [18].
  • La plus grande méta-analyse chez des personnes sans diagnostic : 136 essais et 11 605 adultes. Moins d’anxiété qu’en l’absence d’intervention (g = 0,56), mais aussi par rapport à des activités témoins non spécifiques (g = 0,47) [19].
  • La synthèse de revues la plus vaste : 44 méta-analyses, 336 essais et 30 483 personnes. La pleine conscience donnait de meilleurs résultats que l’absence d’intervention dans presque toutes les comparaisons, et des résultats similaires aux traitements fondés sur les preuves [20].
Anxiété et stress : les données les plus solides

Lecture MDI: si l’anxiété préexistante prédit la panique, travailler sur l’anxiété, c’est travailler sur la sécurité.

L’attention sous pression

  • Une méta-analyse de 111 essais réunissant 9 538 personnes a montré que la pleine conscience améliore l’attention exécutive, l’attention soutenue et la précision de la mémoire de travail, y compris par rapport à des groupes témoins actifs (g = 0,19 à 0,39) [21].
  • Chez des militaires traversant des semaines de stress élevé, la mémoire de travail et l’attention diminuaient sans entraînement. Avec la pleine conscience, elles diminuaient moins. Dans l’étude de 2010, elles progressaient chez ceux qui pratiquaient le plus [22] [23].
  • Chez 2 250 adultes, l’esprit était ailleurs dans 46,9 % des moments échantillonnés [24].

Elle n’éteint pas l’alarme : elle accélère le retour au calme

Dans un essai mené auprès de 281 Marines, huit semaines d’entraînement à la pleine conscience (20 heures), avant un entraînement au combat très stressant, étaient associées à une réaction légèrement plus forte. Et surtout à une récupération plus rapide de la fréquence cardiaque (d = 0,67) et de la fréquence respiratoire (d = 0,93) [25]. Il s’agit d’un résultat mesuré, pas d’une technique : sous l’eau, la respiration reste habituelle et continue. Une méta-analyse de 45 études confirme que la méditation réduit des marqueurs physiques du stress : cortisol, pression artérielle systolique, fréquence cardiaque et protéine C-réactive [26].

Les sports de précision

Une méta-analyse de 9 essais portant sur 290 athlètes a relevé des gains de performance dans des sports de précision comme le tir et les fléchettes, avec une forte variabilité entre les études [27]. Une méta-analyse de 2024 portant sur 18 études et 922 athlètes a montré que l’approche associant pleine conscience et acceptation améliore la performance (g = 0,55) [28]. La maîtrise de la flottabilité est aussi une compétence de précision.

Ce qui a déjà été mesuré chez les plongeurs

Les études propres à la plongée restent de petite taille. Mais elles vont dans le même sens :

  • Beneton et al., 2017 : après une semaine de formation à la plongée, le stress perçu diminuait et les scores de pleine conscience augmentaient. La différence avec un groupe multisport n’était toutefois pas significative [29].
  • Gibert et al., 2022 : dans un essai pilote randomisé auprès de 34 adultes présentant un trouble de stress post-traumatique, la plongée méditative réduisait davantage les souvenirs intrusifs à un mois. Les autres différences n’étaient pas significatives et ne persistaient pas à trois mois [30].
  • Griffiths et al., 2026 : le premier essai randomisé publié associant plongée et exercices de pleine conscience. Chez 63 adultes présentant une obésité en France, dix séances réduisaient l’alimentation émotionnelle (−0,82 contre −0,27) et le stress perçu, et amélioraient la qualité de vie par rapport à la prise en charge habituelle, sans incident de plongée [31].
  • Zec et al., 2022 : chez 29 plongeurs effectuant une plongée à 30 mètres, les émotions négatives préalables prédisaient le taux de cortisol avant l’immersion. Ce taux était plus élevé chez les plongeurs de loisir que chez les plongeurs militaires [32].
  • Carreño et al., 2020 : au Cap de Creus, l’humeur s’améliorait chez 176 plongeurs comme chez 70 usagers de la plage, sans différence significative après ajustement [33].

Au-delà de la plongée, passer au moins 120 minutes par semaine dans la nature est associé à une meilleure santé et à un meilleur bien-être [34]. Le contact avec les espaces aquatiques est associé à une meilleure récupération psychologique [35].

Des données à la pratique

Des données à la pratique : chaque pratique répond à une défaillance documentée

Notre hypothèse de travail, pratique par pratique :

  • Remontée d’urgence → récupération plus rapide après le stress → s’arrêter, réfléchir et agir conformément à la formation de votre organisme, chaque membre du binôme ayant autorité pour mettre fin à la plongée.
  • Cœur et âge → conscience corporelle → bilan de disponibilité (vert · orange · rouge) ; reporter est aussi une option valable.
  • Panique et anxiété préexistante → moins d’anxiété, avec une efficacité comparable à celle d’un médicament → ARRIVE avant la mise à l’eau : "Reconnaître (Acknowledge)" son état.
  • Vision en tunnel → meilleure attention soutenue et meilleure mémoire de travail, même sous stress → un seul repère par plongée et un regard ouvert.
  • Manquements aux règles → moins de vagabondage mental → "Vérifier (Verify)" : le plan, les signes et le retour avec son binôme.
  • Rétention du souffle à la remontée → la respiration n’est pas entraînée ici : respiration habituelle et continue ; TRES se limite à l’observer.

Ce que nous ne savons pas encore, et comment nous le mesurons

Les études menées auprès de plongeurs sont de petite taille, souvent non randomisées, avec des participants autosélectionnés. Les données d’accidents sont elles aussi imparfaites : de nombreux décès ne peuvent pas être reconstitués. La pleine conscience ne remplace ni la formation de votre organisme, ni le plan de plongée, ni l’équipement, ni l’aptitude médicale : elle vient en complément.

Alors, nous mesurons. Dans chaque cours, le questionnaire FP20 · Paix fondamentale (Fundamental Peace) (20 items, avant et après, avec un code personnel et un consentement facultatif à la recherche) nous permet d’apprendre de chaque groupe. La recherche est menée avec la Chaire de sciences contemplatives de l’Université de Saragosse.

Merci à Amelia et à toute l’équipe de Planeta Azul, ainsi qu’à toutes les personnes qui ont partagé cette première journée avec nous à Cabo de Palos.

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Mindful Diving™ est complémentaire de l’organisme de formation à la plongée auquel vous faites déjà confiance, et indépendant de celui-ci.

Sources

  1. Denoble PJ, Caruso JL, Dear GdeL, Pieper CF, Vann RD (2008). Common causes of open-circuit recreational diving fatalities (s’ouvre dans un nouvel onglet). Undersea & Hyperbaric Medicine 35(6):393–406.
  2. Lippmann J, Taylor DM (2020). Scuba diving fatalities in Australia 2001 to 2013: chain of events (s’ouvre dans un nouvel onglet). Diving and Hyperbaric Medicine 50(3):220–229.
  3. Lippmann J, Lawrence C, Davis M (2021). Scuba diving-related fatalities in New Zealand, 2007 to 2016 (s’ouvre dans un nouvel onglet). Diving and Hyperbaric Medicine 51(4):345–354.
  4. Lippmann J, Lawrence C, Fock A (2023). Compressed gas diving fatalities in Australian waters 2014 to 2018 (s’ouvre dans un nouvel onglet). Diving and Hyperbaric Medicine 53(2):76–84.
  5. Casadesús JM, Aguirre F, Carrera A, Boadas-Vaello P, Serrando MT, Reina F (2019). Diving-related fatalities: multidisciplinary, experience-based investigation (s’ouvre dans un nouvel onglet). Forensic Science, Medicine and Pathology 15(2):224–232.
  6. British Sub-Aqua Club (2026). BSAC Annual Diving Incident Report 2025 (s’ouvre dans un nouvel onglet). BSAC, United Kingdom.
  7. Turner BL, van Ooij PJAM, Wingelaar TT, et al. (2024). Chain of events analysis in diving accidents treated by the Royal Netherlands Navy 1966–2023 (s’ouvre dans un nouvel onglet). Diving and Hyperbaric Medicine 54(1):39–46.
  8. Shreeves K, Buzzacott P, Hornsby A, Caney M (2018). Violations of safe diving practices among 122 diver fatalities (s’ouvre dans un nouvel onglet). International Maritime Health 69(2).
  9. Lippmann J, Caruso J (2024). The investigation of diving accidents and fatalities (s’ouvre dans un nouvel onglet). Diving and Hyperbaric Medicine 54(3):217–224.
  10. Colvard DF, Colvard LY (2003). A study of panic in recreational scuba divers (summary: Panic in Recreational Scuba Divers) (s’ouvre dans un nouvel onglet). The Undersea Journal, Winter 2003; summarised in Undercurrent 29(8).
  11. Morgan WP, Raglin JS, O'Connor PJ (2004). Trait anxiety predicts panic behavior in beginning scuba students (s’ouvre dans un nouvel onglet). International Journal of Sports Medicine 25(4):314–322.
  12. Morgan WP (1995). Anxiety and panic in recreational scuba divers (s’ouvre dans un nouvel onglet). Sports Medicine 20(6):398–421.
  13. Weltman G, Egstrom GH (1966). Perceptual narrowing in novice divers (s’ouvre dans un nouvel onglet). Human Factors 8(6):499–506.
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  15. Gessert J (2021). Shallow-water arterial gas embolisms (s’ouvre dans un nouvel onglet). Alert Diver, Divers Alert Network.
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  17. Hölzel BK, Lazar SW, Gard T, et al. (2011). How does mindfulness meditation work? Proposing mechanisms of action from a conceptual and neural perspective (s’ouvre dans un nouvel onglet). Perspectives on Psychological Science 6(6):537–559.
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  19. Galante J, Friedrich C, Dawson AF, et al. (2021). Mindfulness-based programmes for mental health promotion in adults in nonclinical settings: a systematic review and meta-analysis of randomised controlled trials (s’ouvre dans un nouvel onglet). PLoS Medicine 18(1):e1003481.
  20. Goldberg SB, Riordan KM, Sun S, Davidson RJ (2022). The empirical status of mindfulness-based interventions: a systematic review of 44 meta-analyses of randomized controlled trials (s’ouvre dans un nouvel onglet). Perspectives on Psychological Science 17(1):108–130.
  21. Zainal NH, Newman MG (2024). Mindfulness enhances cognitive functioning: a meta-analysis of 111 randomized controlled trials (s’ouvre dans un nouvel onglet). Health Psychology Review 18(2):369–395.
  22. Jha AP, Stanley EA, Kiyonaga A, Wong L, Gelfand L (2010). Examining the protective effects of mindfulness training on working memory capacity and affective experience (s’ouvre dans un nouvel onglet). Emotion 10(1):54–64.
  23. Jha AP, Zanesco AP, Denkova E, Rooks J, Morrison AB, Stanley EA (2020). Comparing mindfulness and positivity trainings in high-demand cohorts (s’ouvre dans un nouvel onglet). Cognitive Therapy and Research 44(2):311–326.
  24. Killingsworth MA, Gilbert DT (2010). A wandering mind is an unhappy mind (s’ouvre dans un nouvel onglet). Science 330:932.
  25. Johnson DC, Thom NJ, Stanley EA, et al. (2014). Modifying resilience mechanisms in at-risk individuals: a controlled study of mindfulness training in Marines preparing for deployment (s’ouvre dans un nouvel onglet). American Journal of Psychiatry 171(8).
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  27. Bühlmayer L, Birrer D, Röthlin P, Faude O, Donath L (2017). Effects of mindfulness practice on performance-relevant parameters and performance outcomes in sports: a meta-analytical review (s’ouvre dans un nouvel onglet). Sports Medicine.
  28. Du S, Ning Z (2024). Exploring mindfulness interventions across cultures: a comparative meta-analysis of mindfulness interventions for athletes in Western and Eastern contexts (s’ouvre dans un nouvel onglet). Frontiers in Psychology 15:1449886.
  29. Beneton F, Michoud G, Coulange M, et al. (2017). Recreational diving practice for stress management: an exploratory trial (s’ouvre dans un nouvel onglet). Frontiers in Psychology 8:2193.
  30. Gibert L, Coulange M, Reynier JC, et al. (2022). Comparing meditative scuba diving versus multisport activities to improve PTSD symptoms: a pilot, randomized controlled clinical trial (s’ouvre dans un nouvel onglet). European Journal of Psychotraumatology 13(1):2031590.
  31. Griffiths K, Markarian T, Meurice V, et al. (2026). Efficacy of a combined diving and mindfulness program on emotional eating in adults with obesity: randomised controlled trial with standard care (s’ouvre dans un nouvel onglet). PLoS One 21(3):e0345784.
  32. Zec M, Antičević V, Lušić Kalcina L, Valić Z, Božić J (2022). Psychophysiological stress response in SCUBA divers: the contribution of negative automatic thoughts and negative emotions (s’ouvre dans un nouvel onglet). Current Psychology 42(23):16751–16765.
  33. Carreño A, Gascon M, Vert C, Lloret J (2020). The beneficial effects of short-term exposure to scuba diving on human mental health (s’ouvre dans un nouvel onglet). Int J Environmental Research and Public Health 17(19):7238.
  34. White MP, Alcock I, Grellier J, et al. (2019). Spending at least 120 minutes a week in nature is associated with good health and wellbeing (s’ouvre dans un nouvel onglet). Scientific Reports 9.
  35. Georgiou M, Morison G, Smith N, Tieges Z, Chastin S (2021). Mechanisms of impact of blue spaces on human health: a systematic literature review and meta-analysis (s’ouvre dans un nouvel onglet). Int J Environmental Research and Public Health 18(5):2486.

Direction

Prof. Luis Miguel Gallardo

Prof. Luis Miguel Gallardo

Direction du laboratoire de recherche du Mindful Diving Institute

  • Professor of Practice, Yogananda School of Spirituality and Happiness, Shoolini University, India
  • World Happiness Foundation Chair in Contemplative Sciences, University of Zaragoza, Spain.
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